Cette semaine, je suis tombée sur cet article de Slate : “Journaliste, j’ai fait un drôle de voyage de presse avec une Instagrameuse.”

Bon, ce n’est ni la première, ni la dernière fois que la presse se “paye” les influenceurs… Mais ce papier m’a donné envie de comprendre pourquoi cette nouvelle génération d’entrepreneurs indépendants agaçait autant les journalistes. Quand bien même ils ne font pas le même métier et ne s’adressent pas au même public. Pourquoi tant de mépris ?

Si auparavant les marques, organisaient la venue des Instagrameurs en dehors des voyages de presse, désormais, il arrivent qu’ils soient tous mélangés… Et ce sont deux monde qui semblent se regarder en chiens de faïence.

Les influenceurs qui gagnent leur vie grâce à leur compte Instagram ou leur chaîne YouTube sont, rappelons-le, très peu nombreux. Leur succès semble toutefois incompris des journalistes qui nient la valeur qu’ils apportent pour les marques et pour leur audience. La journaliste de Slate se demande si l’Instagrameuse “mériterait” en plus d’être défrayée (hôtel, transport et repas) une prime pour être présente ? Comme si son temps avec la marque était une loisir, alors que la journaliste, elle, elle bosse.

Ethique et placement de produit

On peut admettre que pour le public, les frontières sont floues lorsqu’ils suivent un influenceur : comment savoir s’il donne son avis sur un produit parce qu’il l’aime vraiment ou bien seulement parce qu’il a un partenariat avec la marque ? A noter qu’ils ne sont pas tous à mettre dans le même panier. Il existe aussi des Instagrameuses “éthiques” : une blogueuse vegan et produit naturel ma racontait dernièrement qu’elle avait ralenti les partenariats parce que ses lecteurs le lui reprochaient et qu’elle refusait certaines marques car elles ne voulaient pas décevoir sa communauté. Et je ne me lancerais pas dans le débat d’une certaine presse qui se fait “acheter” par les marques, et du journalistes de papa dans l’univers de l’automobile, etc. Parce que l’éthique, la sincérité qu’on a avec ses lecteurs, ses auditeurs, son public… cela dépend de chacun, que l’on soit journalistes ou influenceur. Et le public est roi : s’ils sent un manque de sincérité ou une publicité cachée, il ira voir ailleurs, que ce soit dans la presse ou sur Instagram. Faisons-lui confiance.

J’ouvre le débat avec cette vidéo mais vos remarques sont les bienvenues soient en commentaires de cet article, soit sous ma vidéo YouTube :

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