Si la réforme de la santé voulue par Trump est votée par le Sénat, être une femme victime de violences conjugales, de viol ou même juste être enceinte, pourrait devenir une condition permettant de se voir refuser une assurance maladie. Ceci n’est pas une fiction. 

Les sociétés privées d’assurance maladie ont des listes de “conditions préexistantes” qui excluent certaines personnes, du fait de ces “conditions”, de l’accès à une assurance (ou bien, ces personnes peuvent y avoir accès, mais en payant beaucoup plus cher, ce qui revient, le plus souvent à leur refuser de manière indirecte).

L’Obamacare avait interdit aux assureurs de refuser des contrats à des personnes ayant des “conditions préexistantes”, mais la réforme de Trump laisse le choix à chaque Etat de lever ou non l’interdiction de discriminer les citoyens en fonction de leur dossier médical.

Une femme victime de viol se verrait refuser une assurance

Avant l’Obamacare, certaines compagnies d’assurances considéraient donc que le traitement médical lié à des actes de violences conjugales ou à un viol, constituaient “une condition préexistante”, les empêchant ainsi d’obtenir une assurance. Certains Etats avaient interdit cette pratique, mais pas tous. Le Trumpcare, qui déjà refuse de subventionner le planning familial américain, (Planned Parenthood) donne donc aux Etats la liberté de décider si un assureur peut discriminer ou non une femme en fonction de “maladies préexistantes” dont : le fait d’avoir subi une agression sexuelle, des actes de violences conjugale, une césarienne, un “baby-blues”

 En somme, être une femme, sous l’ère Trumpienne, est une condition préexistante qui permettra à des compagnies d’assurances de refuser de couvrir bon nombre de citoyennes américaines. En tout légalité.

Being a woman shouldn't be a pre-existing condition

Today's #TBT is in honor of the House of Representatives' latest attempts to turn back the clock on our health care.

Publié par National Women's Law Center sur jeudi 18 mai 2017

 

Actuellement, aux Etats-Unis, la réforme de la santé voulue par Donald Trump a pour le moment été votée le 4 mai dernier par la chambre des représentants (à 217 voix contre 213) et devrait passer prochainement devant le Sénat. Si jamais ce projet de loi est voté, près de 24 millions d’Américains perdraient leur assurance maladie, selon une estimation du Congressional Budget Office (CBO).

Pour aller plus loin :

En français :

En anglais :

Sur les réseaux :

Share: