La petite fille syrienne : fuir ou mourir ?

[ Calendrier de l’Avent photo ] Chaque jour découvrez une image sur le thème de la famille. En ce 14 décembre 2016, une image du photographe Guillaume Lavit d’Hautefort qui a travaillé pendant près de 10 ans sur la thématique des camps. 

2015-12-16-1450272842-4798428-parlerdescampsauxximesiclealainreyguytrdanielediteurLes camps de réfugiés ne datent pas d’hier, comme le rappelle le livre « Parler des camps au XXIème siècle », écrit par le linguiste et lexicographe Alain Rey et illustré par les images réalisées sur plus de 10 ans du photographe Guillaume Lavit d’Hautefort.

Dans le livre, Alain Rey décrivait la notion de « camp » : « le phénomène nouveau et massif que représente ce mot au XXIe siècle concerne l’humanité entière parce qu’il illustre la violence de l’histoire et l’injustice fondamentale des situations. »

A l’occasion de la sortie de cet ouvrage en novembre 2015, Guillaume avait accepté de revenir sur certaines de ses photographies, pour en raconter le contexte. L’une d’elle m’avait particulièrement marquée :

Une jeune fille syrienne a fui les combats de Homs avec des membres de sa famille. Ils se sont installés dans le quartier de Gourhaba, à Tripoli. Leur maison est à portée des tirs de snipers de la colline de Jabal-Mohsen, favorable au régime de Bachar Al Assad. tripoli, Liban, juin 2013. Photo : Guillaume Lavit d’Hautefort

Une jeune fille syrienne a fui les combats de Homs avec des membres de sa famille. Ils se sont installés dans le quartier de Gourhaba, à Tripoli. Leur maison est à portée des tirs de snipers de la colline de Jabal-Mohsen, favorable au régime de Bachar Al Assad. Tripoli, Liban, juin 2013. Photo : Guillaume Lavit d’Hautefort

« C’est une jeune fille qui a quitté Homs, avec sa famille en plein pendant les bombardements. Se retrouver là et se demander si ce n’est pas mieux de mourir chez soi en Syrie, à Homs, ou exilée dans un autre pays. C’est une question essentielle. Je ne sais pas comment on y répond. Je l’ai trouvée allongée quasiment tout le temps où je l’ai vue. Pendant deux heures, elle ne bougeait pas, elle était allongée sur son matelas. » Guillaume Lavit d’Hautefort

> Lire aussi : « Photographier les camps au XXIème siècle »

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