Le Blues, la musique qui frappe à la porte de service

Tout est parti de cette vidéo, partagée sur Facebook par le très bon compte Fenêtre sur Cour Atelier : Après une discution passionnante avec un collègue, de France Inter, Jean-Michel Montu, programmateur historique de la chaîne, celui-ci me fait découvrir à son tour un trésor, que j’avais manqué lors de sa sortie : Du Mali au Mississippi, un documentaire retraçant les origines du Blues, réalisé par Martin Scorsese et sorti en 2004. Le titre original Feel Like Going Home, fait référence au morceau d’une des grandes figures de ce mouvement musical, Muddy Waters I feel like going home (1948).

Une lumière dans l’obscurité qui ne s’éteint jamais

du mai« Je n’imagine pas ma vie, ni celle de personne, sans musique. C’est une lumière dans l’obscurité qui ne s’éteint jamais (…) Le blues vous ramène là où tout est né à la vie. (…) C’est la chose qu’ils n’ont jamais pu prendre aux Noirs », commence ainsi le film, qui est le troisième volet de le série Le Blues (The Blues, A Musical Journey) produit par Scorsese.

Les chansons de ce documentaire ont été enregistrées pour la Librairy of Congress, dans les années 1930, par l’un des ses employés : John Lomax. Cet Américain, né en 1867, a passé sa vie, aidé de son fils Alan Lomax, à collecter des musiques de son époque, dont celles des vieux bluesmen du Sud du pays. John Lomax était surnommé le « Chasseur de ballades ».

Ce travail a permis de récolter des milliers d’enregistrements, « un travail essentiel, pour préserver le passé avant qu’il en disparaisse à jamais », explique Martin Scorsese dans son documentaire. C’est par exemple Lomax, qui, le premier, enregistra Leadbelly, en 1933, dans une prison de Louisiane. Du Mali au Mississippi est aussi le périple du bluesman de la jeune génération, Corey Harris, qui part à la rencontre de ces pères spirituels :

« Pour savoir où tu vas, tu dois savoir où tu as été.»

Pour les uns, le blues est « la musique qui a frappé à la porte de service ». Pour les autres, c’est « la musique du diable ». Pour ses protagonistes, c’est la survie : « quand on l’écoute, on sent la boue et le sang du delta du Mississippi. »

Margaux Duquesne

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