« Il y a peu de fleurs sur l’île aux fleurs. Il y a par contre beaucoup d’ordures. »

Aux allures ludiques, le documentaire L’île aux fleurs est en fait d’une extrême violente. Ce film ovni brésilien, de douze minutes, réalisé par Jorge Furtado en 1989, est l’un des rares courts-métrages a avoir été classés dans la catégorie des films « cultes« . Poétique et critique, il dénonce avec une grande ironie les méfaits de la mondialisation et la pauvreté, à travers le destin d’une tomate : de sa cueillette, au supermarché, en passant par l’assiette du consommateur ou la déchèterie.

Les déchets sont envoyés tout droit sur l’île aux fleurs, au Brésil : « Une tomate est plantée, récoltée, vendue avant de finir à la décharge de l’Île aux Fleurs parmi les porcs, les femmes et les enfants. Quelle différence y a-t-il entre les tomates, les porcs et les êtres humains ?« , entend-on en commentaire, sur des images de femmes et d’enfants fouillant les ordures pour survivre, dans une banlieue très pauvre de Porto Alegre.

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Le réalisateur expliquait à la sortie du film :

« J’ai voulu montrer à un visiteur interplanétaire comment est la Terre. Caetano Veloso dit de la baie de Guanabara que nous ‘sommes aveugles de tant la voir’. J’ai fait la même chose avec la misère brésilienne. Nous sommes devenus insensibles à force de la voir sans cesse »

M.D.

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