Depuis Snowden, les réseaux sociaux rechignent à aider les cybergendarmes

En amont du Forum International de la Cybercriminalité (FIC) qui se déroulera les 21 et 22 janvier prochain à Lille, la caserne de la gendarmerie départementale du Pas-de-Calais, basée à Arras, a ouvert ses portes, hier, à une poignée de journalistes. Les gendarmes ont, entre autres, donné un petit cours sur les dernières tendances des réseaux sociaux.

gendarmerieSur les quatre-vingts gendarmes de la caserne, installée dans cet ancien hôtel particulier depuis 1886, seulement quatre d’entre eux sont affectés à la cybercriminalité. Lors de la visite des locaux, ces gendarmes ont exprimé leur inquiétude face au profond changement de relations entre eux et les entreprises gérant les réseaux sociaux, avec Facebook et Twitter en ligne de mire. Si auparavant, ils répondaient à près de la moitié des demandes des gendarmes, aujourd’hui ils ne collaborent plus du tout. Le chef des cybergendarmes, l’adjudant Laurent Frappart, explique ce revirement de situation : « Suite au scandale de la NSA, les opérateurs craignent un déficit d’image dont ils pourraient faire l’objet. Résultat des courses, ils ont choisi de suspendre ou de limiter leur collaboration avec les services judiciaires. »

Impossible de les contraindre par la loi car ces sociétés sont américaines. Le seul moyen légal serait l’obtention d’une commission rogatoire internationale, mais cette procédure est évidemment bien trop longue, dans le cadre d’une enquête de la gendarmerie. Seule exception à ce refus de collaborer : en matière de sauvegarde de la vie humaine. « Dès lors qu’on explique que quelqu’un a annoncé son suicide, sur les réseaux, par exemple, ils nous aident. C’est d’ailleurs très rapide : ils nous répondent dans l’heure. Pour le reste, il faut justifier car ils veulent constater eux-mêmes le délit. Seulement parfois l’infraction n’est pas dans la page Facebook elle-même. Mais nous pourrions récolter des informations importantes sur leur page pour pouvoir identifier les éventuels délinquants », précise l’adjudant qui nous accueille dans son bureau.

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> Lire la suite du reportage sur le site de l’Informaticien.

> Lire ma première rencontre avec les gendarmes N-Tech, et notamment la patrouille de lutte contre la pédopornographie.

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