Documentaire : les institutions françaises par Raymond Depardon

Raymond Depardon a l’art de filmer le vrai. Sa série sur les institutions françaises mérite qu’on la (re)découvre. Véritable travail de documentaire social sans commentaire, les films de Depardon n’en sont pas moins cinématographiques.

Depardon a réussit à poser des caméras dans des lieux habituellement fermé aux médias.

HÔPITAL

En 1982, il co-réalise San Clemente avec la photographe, documentariste et plasticienne Sophie Ristelhueber. Depardon avait découvert l’île de San Clemente et son hôpital psychiatrique (un monastère reconverti en asile en 1880) lors d’un premier reportage photographique, en 1977. Il filmera les derniers moments de vie de l’asile, qui disparaîtra peu de temps après, car l’Italie a voté, à cette époque, le démantèlement asilaire.

San Clemente © Raymond Depardon

San Clemente, 1979 © Raymond Depardon

San Clemente © Raymond Depardon

San Clemente, 1979 © Raymond Depardon

San Clemente, 1979 © Raymond Depardon

San Clemente, 1979 © Raymond Depardon

San Clemente, 1979 © Raymond Depardon

San Clemente, 1979 © Raymond Depardon

A lire à ce sujet : « San Clemente, une saison chez les fous ».

Huit ans plus tard, il réalise « Urgences », tourné aux urgences psychiatriques de l’Hôtel-Dieu, à Paris.

POLICE

En 1983, Raymond Depardon réalise « Faits Divers », où il dépeint le quotidien des policiers du commissariat du 5ème arrondissement de Paris. On assiste aux dépôts de plainte, on suit les policiers lorsqu’ils interviennent en extérieur pour des interpellations ou des disputes de voisinage, voir même des tentatives de suicide.

Faits Divers from ICL on Vimeo.

JUSTICE

En 1994, Depardon choisit les bureaux de la 8ème section du Palais de Justice de Paris, pour poser sa caméra, toujours sans commentaire, discret, mais attentif. Il filme des personnes qui ont été prises en flagrant délit et qui se retrouvent dans le bureau du substitut du procureur, pour un entretien. Un film à huit clos sur la justice des « petits délits ». Le documentaire s’intitule « Délits flagrants ».

 

 

Dix ans plus tard, il convainc le tribunal correctionnel de Paris de poser sa caméra pour tourner « 10ème chambre, instants d’audience ». Comme à son habitude, et c’est là tout le génie de Depardon, il laisse le spectateur observer, sans imposer son propre jugement. En voici un extrait (pour le voir en intégralité, c’est ici) :

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