La filiale d’EADS spécialisée en sécurité informatique rassemble une communauté d’experts travaillant la main dans la main. Recrutés notamment pour leur sens de la pédagogie et leur curiosité, les ingénieurs de Cassidian CyberSecurity grandissent dans un environnement où la sécurité est le cœur de métier.

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Cassidian CyberSecurity est une filiale de Cassidian, créée en 2012. Non que la cybersécurité soit une activité nouvelle pour le groupe – puisqu’elle l’a toujours été historiquement parlant – mais cette création s’inscrit plutôt dans une démarche de regroupement et fédération des compétences du groupe EADS en une communauté de spécialistes. Cette branche compte à ce jour environ quatre cents employés, répartis sur la France ainsi qu’en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Entre curiosité et pédagogie

Marie-Armelle Le Monnier, responsable Ressources humaines au sein de Cassidian CyberSecurity France, explique que les profils recherchés pour travailler au sein de cette branche sont assez divers, mais que certaines qualités subjectives sont également demandées : « Nous recherchons des profils d’ingénieurs, dans un spectre assez large, à partir du moment où les candidats ont une spécialité dans la sécurité informatique. »

Des compétences spécifiques dans la sécurité assurance sont un « plus » : investigation suite à des attaques, réponses aux accidents, recherche de personnes introduites dans les réseaux d’entreprise… Cassidian CyberSecurity recherche également des ingénieurs pour l’APT (Advanced Persistent Threat) afin de traiter les menaces, des architectes sécurité, des intégrateurs sécurité pour déployer les solutions chez le client, des ingénieurs réseau et sécurité, mais également des juristes… Selon la responsable des ressources humaines, « Beaucoup viennent de grandes écoles ou d’université. Ces dernières offrent d’ailleurs une autre perception du métier. Il faut surtout que les candidats aient le goût, l’intérêt et la curiosité car la sécurité est un des rares métiers où il faut se former en permanence. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons développé notre “Cyber Training center”».

Quid des perles rares de la sécurité qui se sont formés sur le tas, autrement dit, des hackers ? « Nous ne sommes pas contre des profils de personnes qui se sont formées de manière plus personnelle, si elles ont aussi confronté leur savoir avec une formation plus académique, plus diplômante », continue la responsable RH. Les postes requièrent au minimum un diplôme Bac+2.

Quelle que soit la formation, il est important que le candidat sache retranscrire ses connaissances : la pédagogie, le partage et des qualités rédactionnelles sont indispensables.

Cooptation, mais pas uniquement

SmartGridCyberSecurityComme dans de nombreux domaines, la cooptation représente 50 % des recrutements au sein de la société. « Les ingénieurs spécialisés en sécurité se connaissent bien entre eux. Nos équipes le font spontanément », explique Marie-Armelle Le Monnier. Le recrutement se fait également suite aux annonces publiées sur le site d’EADS. Les équipes réalisent, enfin, du « sourcing » dans les bases de données, pour rechercher de jeunes talent : dans les forums de discussion ou encore pendant les manifestations liées à la sécurité, etc. « Les colloques et salons comme les Assises de la sécurité de Monaco sont un bon moyen d’échanger, de montrer ses compétences dans un domaine spécifique »,précise Marie-Armelle Le Monnier. « C’est un milieu où les gens aiment partager, discuter. » Les candidats passent d’abord un premier entretien téléphonique. Ils expliquent alors leurs envies, ce qu’ils recherchent. À ce stade, les responsables de Cassidian CyberSecurity vérifient si l’annonce à laquelle répond la personne est en adéquation avec ses aspirations professionnelles. Ensuite, un deuxième entretien de visu, est organisé avec le responsable technique ou des experts de Cassidian, pour échanger et évaluer le candidat. Le troisième entretien est mené par les ressources humaines, qui valident les souhaits du candidat, l’adéquation au poste. L’aspect comportemental, la capacité d’intégration au sein de l’équipe sont ici observés : « Ici, on recherche une personnalité, une compétence, une curiosité et on propose de grandes possibilités d’évolution. », précise Mme Le Monnier. En effet, Cassidian est en quête de recrus qui pourront évoluer, à terme, soit au sein même de Cassidian CyberSecurity, soit dans le groupe plus généralement. « EADS est très connu auprès des ingénieurs. Le groupe offre des perspectives de carrière intéressantes. Les employés peuvent évoluer dans toutes les sociétés du groupe. Si quelqu’un rejoint aujourd’hui Cassidian CyberSecurity, il pourra demain avoir envie de se tourner vers l’international, ou encore d’autres divisions du Groupe. La mobilité fonctionne bien chez nous est c’est attractif. »

Pour la responsable des Ressources humaines, la filiale du groupe EADS est séduisante pour les ingénieurs talentueux, dans le sens où elle place la sécurité au coeur de son activité : « Si je suis expert en sécurité dans une banque : le coeur de métier, c’est l’activité bancaire. Chez nous, c’est la sécurité qui est le coeur de métier. C’est un challenge quotidien pour la communauté de nos experts. »

Marie-Armelle Le Monnier insiste sur l’importance de la forme « communautaire », que veut refléter la société : « Lors du deuxième entretien, les postulants rencontrent nos ingénieurs et c’est à ce moment-là que le déclic se fait. Ils sont amenés à se dire “ Je vais travailler avec des experts plus forts ou aussi forts que moi ”. Ils doivent avoir un vrai intérêt pour le travail en équipe. »

Cyber Training Center

Puisque les spécialistes recherchés sont curieux et créatifs, Cassidian a développé un Cyber Training Center, dédié à la formation des salariés mais aussi des clients. Les ingénieurs peuvent ici continuer à se former sur des domaines connexes ou bien dans leur propre domaine de prédilection. Ces formations peuvent être prévues dans leur carrière tout comme les employés peuvent y prétendre, de manière spontanée.

« Certains veulent rester très techniques, d’autres voudront évoluer vers du management. Ils choisissent leur formation en fonction de leur goût, de leur aptitude, de leurs compétences. Nos experts se forment les uns les autres. Ce mouvement « en spirale », montre que chez Cassidian CyberSecurity, on grandit tous ensembles », conclut Marie-Armelle Le Monnier.

Cassidian CyberSecurity tisse sa toile

En octobre dernier, Cassidian CyberSecurity a annoncé l’acquisition de Netasq, une société française spécialisée dans la sécurité réseau. Ce rachat s’inscrit, pour la filiale, dans une double stratégie : renforcer son portefeuille en matière de sécurisation réseau grâce aux firewalls UTM de Netasq, pour la division « trusted infrastructure » de Cassidian ; créer une alternative européenne en matière de solution de sécurité. Netasq restera indépendante : son PDG, François Lavaste, souhaite que le chiffre d’affaires atteigne 50 millions d’euros d’ici deux à trois ans. Il y aura cependant un renforcement de la coordination commerciale. À l’avenir, de prochaines acquisitions pourraient également voir le jour, que ce soit dans le domaine de la cyberdéfense ou de la mobilité.

Un mois plus tard, en novembre 2012, la filiale d’EADS a annoncé un partenariat stratégique, d’une durée de trois ans, avec la Fondation Télécom. Cassidian CyberSecurity soutiendra les programmes d’intérêt général proposés par la fondation, avec des formations, une aide dans les domaines de recherches, d’innovation et de prospective.

Article publié dans le magazine L’Informaticien le 01/04/2013.

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