Flashés sur la route

De la photographie «intrusive», pourrait-on dire. S’imaginer au volant, en rentrant de vacances ou du travail, avec les enfants qui chahutent à l’arrière, ou perdu dans ses pensées. Quiconque a vécu une telle situation sur les routes ouest-américaines des années 90 a peut-être eu la chance (ou la malchance) de dépasser le véhicule d’Andrew Bush. Et de se voir voler une courte seconde d’intimité.

«Calme absolu». Bush revendique l’exigence d’un sociologue méticuleux : «C’est un travail anthropologique qui vise à identifier les différents types de chauffeurs. La frontière public-privé créée par la vitesse du mouvement est présentée dans le calme absolu, ce qui permet de voir les caractéristiques individuelles qui sortent alors de l’anonymat. Il est difficile de prêter attention aux autres conducteurs, de les voir, de les étudier… sans créer d’accidents.»

Ces images mises bout à bout, allant toutes d’est en ouest, font d’abord sourire. Puis elles rappellent ces moments que l’on a tous connus, à jeter un regard furtif sur la voiture d’à côté. Sauf qu’ici on prend le temps de décortiquer chaque détail. Les véhicules ressemblent d’ailleurs à celles et ceux qui les conduisent. Comme cette blonde platine d’une soixantaine d’années, couette haute sur la tête et outrageusement maquillée, se limant les ongles au feu rouge dans sa voiture rose bonbon.

Margaux Duquesne, pour Libération.

>> Lire la suite sur Rencontre Photographique.

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